Ce que NHS Futures nous montre sur l’avenir du partage des connaissances dans le domaine de la santé

La plateforme de collaboration NHS Futures propose une étude de cas utile sur le partage de connaissances à grande échelle en matière de soins de santé.

Conçu pour soutenir la collaboration dans les domaines de la santé et des services sociaux, Futures permet aux professionnels de se connecter, de partager des ressources et des apprentissages, et de travailler au-delà des frontières organisationnelles. Son développement continu illustre un défi plus vaste : rendre disponibles des connaissances utiles dans un système de santé complexe sans ajouter de frictions inutiles.

Les leçons s’étendent au-delà de n’importe quelle plateforme unique. Un partage efficace des connaissances dépend non seulement de la technologie, mais également de la gouvernance, de la confiance, de la découvrabilité et de la facilité d’utilisation.

Le défi du partage des connaissances

Dans l’ensemble du NHS, les équipes développent une expertise, mettent en œuvre des améliorations et résolvent des problèmes pratiques qui peuvent également être rencontrés ailleurs.

Les conseils cliniques formels du NICE, des collèges royaux et d’autres organismes professionnels constituent une voie importante pour partager les preuves et les pratiques recommandées. À ses côtés s’ajoute un vaste corpus de connaissances pratiques et opérationnelles : enseignements tirés de la mise en œuvre de parcours, de la refonte des processus, de l’introduction de services et de l’amélioration des soins.

Ces connaissances peuvent être précieuses car elles reflètent une expérience réelle de mise en œuvre. Les plateformes de collaboration telles que Futures offrent un moyen de rendre les ressources et l’apprentissage disponibles au-delà des organisations individuelles.

Ce que révèle la collaboration à grande échelle

Le partage des connaissances en matière de soins de santé présente certains défis pratiques.

Le temps est un. Les professionnels de la santé ont des responsabilités principales exigeantes, il doit donc être simple de fournir des ressources et de documenter les enseignements.

La découvrabilité en est une autre. Un grand référentiel a une valeur limitée si les utilisateurs ne peuvent pas trouver facilement les informations pertinentes. Les commentaires publiés par l’équipe Futures à partir de son enquête annuelle auprès des utilisateurs ont identifié des domaines à améliorer, notamment les performances de recherche, la navigation et la découverte d’informations, les notifications, les autorisations et certains aspects de l’expérience utilisateur.

Le contexte compte aussi. Une approche qui a fonctionné dans une organisation peut ne pas être automatiquement appropriée ailleurs. Les utilisateurs ont besoin de suffisamment d’informations pour comprendre d’où provient le matériel, comment il a été utilisé et s’il est pertinent dans son propre contexte.

Un partage efficace des connaissances nécessite donc plus que la création d’un référentiel central et l’incitation des personnes à télécharger des documents.

Collaboration sécurisée dans le domaine de la santé

La gouvernance de l’information est particulièrement importante dans les domaines de la santé et des services sociaux.

Les organisations de soins de santé fonctionnent conformément à la loi sur la protection des données et aux exigences de gouvernance et de sécurité de l’information spécifiques au secteur. Les organisations et les utilisateurs doivent déterminer quelles informations peuvent être partagées de manière appropriée et qui devrait y avoir accès.

La technologie peut prendre en charge cela grâce à des autorisations appropriées, des contrôles d’accès, des mesures de sécurité et des fonctionnalités de gestion de l’information. Cela ne peut pas remplacer la responsabilité des organisations et des professionnels de gérer les informations de manière appropriée.

Pour les organisations évaluant une plateforme de collaboration sécurisée pour les soins de santé, la gouvernance doit donc être prise en compte parallèlement à la convivialité et aux fonctionnalités de collaboration.

L’objectif doit être un environnement dans lequel les utilisateurs autorisés peuvent travailler ensemble tandis que les organisations maintiennent un contrôle approprié sur l’accès et les informations.

Confiance, contexte et découvrabilité

Quelqu’un qui envisage une ressource créée ailleurs peut avoir besoin de savoir qui l’a produite, le contexte dans lequel elle a été utilisée, quand elle a été créée et si elle a été correctement révisée.

Il n’est pas nécessaire que toutes les connaissances opérationnelles deviennent des conseils cliniques formels. Les plateformes de collaboration peuvent accueillir des ressources pratiques, des discussions et des expériences qui n’appartiendraient pas nécessairement à des orientations formelles publiées. Mais le statut et le contexte de ces informations doivent être clairs.

Ceci est particulièrement important lorsque le matériel pourrait influencer les décisions cliniques ou opérationnelles. Les outils de collaboration peuvent soutenir l’échange de connaissances, mais ils ne remplacent pas les conseils formels, le jugement professionnel ou la gouvernance locale.

À mesure que la quantité de contenu partagé augmente, l’architecture de recherche et d’information devient également de plus en plus importante. La catégorisation, les métadonnées et la recherche efficace influencent toutes la possibilité de trouver et de réutiliser des connaissances utiles.

Réduire les frictions

Le partage des connaissances doit également s’adapter au travail existant des personnes.

Chaque connexion supplémentaire, interface inconnue ou processus distinct peut créer des frictions. En fonction des exigences techniques et de gouvernance d’une organisation, des fonctionnalités telles que l’authentification unique, les intégrations, les notifications et les liens depuis les systèmes existants peuvent contribuer à faciliter la collaboration.

Le principe plus large est simple : la technologie de collaboration doit soutenir le travail existant plutôt que de créer une charge administrative évitable.

La direction plus large

Futures reste une plateforme de collaboration active du NHS, et son échelle et son développement continu en font un exemple utile du potentiel et de la complexité du partage des connaissances dans les soins de santé et les services sociaux.

La leçon la plus générale est que la technologie seule ne suffit pas. Les organisations de soins de santé doivent prendre en compte la gouvernance, la confiance, le contexte, la découvrabilité et la manière dont la collaboration s’intègre dans les pratiques de travail quotidiennes.

Il existe un potentiel considérable pour faciliter le partage des connaissances opérationnelles utiles. Lorsqu’une équipe développe une approche efficace pour résoudre un problème rencontré ailleurs, aider les autres à découvrir que cette expérience peut réduire les efforts redondants et fournir un point de départ pour une amélioration locale.

Mais partager ne signifie pas simplement copier l’approche d’une autre organisation. Les circonstances locales, le personnel, les services et la gouvernance déterminent tous si une intervention est appropriée.

L’avenir du partage des connaissances en matière de soins de santé ne dépend donc pas simplement de la création de davantage d’informations, mais aussi de la nécessité de rendre les connaissances pertinentes sécurisées, découvrables, compréhensibles et utiles.

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