Une étude récente réalisée par une agence Web basée à Birmingham Agence ALT suggère que les problèmes de conformité des cookies peuvent être plus répandus que de nombreuses organisations ne le pensent.
Le rapport, Bilan de santé du site Web britannique 2026a examiné 200 principaux sites Web destinés aux consommateurs britanniques dans 20 secteurs. Selon l’étude, 120 de ces sites (60 %) installaient des cookies d’analyse ou de marketing avant que les utilisateurs n’aient interagi avec une bannière de consentement.
Les tests ont été effectués dans un environnement de navigateur propre, sans cookies préalables ni consentement stocké. Sur la base de cette méthodologie, l’étude a identifié des cas où les technologies de suivi semblaient être actives avant que les utilisateurs n’aient fait un choix clair.
Comprendre les résultats dans leur contexte
En vertu des règles britanniques en matière de protection des données, notamment du Règlement sur la confidentialité et les communications électroniques (PECR), les organisations sont généralement tenues d’obtenir le consentement de l’utilisateur avant de placer des cookies non essentiels, tels que ceux utilisés à des fins d’analyse ou de publicité.
Le rapport de l’Agence ALT suggère que, au sein de son échantillon, cette exigence n’est pas toujours pleinement mise en œuvre dans la pratique. Cependant, la conformité des cookies peut dépendre d’un certain nombre de facteurs techniques et juridiques, notamment de la manière dont les cookies sont classés et configurés.
Tendances sectorielles identifiées dans l’étude
L’étude indique des variations dans les résultats selon les secteurs au sein des 200 sites Web analysés.
Selon le rapport :
- Les sites Web de télécommunications ont montré un taux d’échec de 100 % au sein de l’échantillon
- Actualités et édition ont enregistré 90 %
- Les secteurs de l’assurance, de la santé, de l’immobilier, des sites de comparaison et du streaming ont chacun été rapportés à environ 80 %
Par contre :
- Les banques, le gouvernement et les supermarchés représentaient environ 20 %
Ces résultats sont spécifiques aux sites testés et peuvent ne pas refléter la performance plus large de chaque secteur.
La répartition complète des 20 secteurs est disponible dans le étude.
Classification et méthodologie des cookies
Sur l’ensemble de l’échantillon, l’étude a identifié 1 731 cookies définis avant l’interaction de l’utilisateur avec les mécanismes de consentement. Parmi ceux-ci, 670 (environ 39 %) ont été classés par les chercheurs comme cookies d’analyse ou de marketing.
Selon la méthodologie du rapport, ces catégories nécessiteraient généralement le consentement préalable de l’utilisateur. Cependant, les classifications et les obligations de conformité peuvent varier en fonction des détails de mise en œuvre et de l’évolution des directives réglementaires.
Perspective de l’industrie
Craig Murphy, directeur général de Agence ALTa commenté : « De nombreuses organisations supposent que la mise en place d’une bannière de cookies garantit la conformité. Nos résultats suggèrent que, dans certains cas, les technologies de suivi peuvent encore être actives avant que les utilisateurs n’aient un choix clair. »
Il a ajouté que des problèmes de configuration, impliquant notamment des outils tiers tels que des plateformes d’analyse et des gestionnaires de balises, peuvent contribuer à ces résultats.
Paysage réglementaire en évolution
Les attentes réglementaires concernant les cookies et les technologies de suivi continuent d’évoluer. Le Bureau du commissaire à l’information (ICO) a mis davantage l’accent sur la transparence et le contrôle des utilisateurs, tout en consultant également sur les mises à jour potentielles sur la manière dont les règles en matière de cookies sont appliquées dans la pratique.
Dans le même temps, des discussions plus larges sont en cours pour trouver un équilibre entre la confidentialité des utilisateurs et une mise en œuvre pratique pour les entreprises, y compris d’éventuels ajustements des exigences de consentement dans certains scénarios à faible risque.
Ce que cela signifie pour les organisations
L’étude suggère que les entreprises pourraient bénéficier d’une révision de la manière dont leurs mécanismes de consentement aux cookies sont mis en œuvre dans la pratique, en particulier lorsque des technologies de suivi tierces sont impliquées.
Dans de nombreux cas, garantir que les scripts non essentiels sont bloqués jusqu’à ce que le consentement de l’utilisateur soit enregistré peut nécessiter des modifications de configuration plutôt qu’un réaménagement majeur. Cependant, les organisations doivent évaluer leur approche à la lumière de leurs systèmes spécifiques, de leur profil de risque et de leurs obligations légales.
Conclusion
Les conclusions de l’agence ALT mettent en évidence des écarts potentiels entre les pratiques de consentement prévues et réelles en matière de cookies sur un échantillon de principaux sites Web britanniques. Bien que les résultats puissent varier en fonction de la méthodologie et de l’interprétation, l’étude renforce l’importance d’examiner régulièrement les mesures de conformité dans un environnement réglementaire en évolution.
Les organisations sont encouragées à rechercher des conseils techniques et juridiques appropriés pour garantir que leurs pratiques sont conformes aux exigences et attentes actuelles.